9 mois à t’aimer.
9 mois à vomir, à tanguer, à rêver.
9 mois de nausées et de reflux, à se dire qu’on ne tiendra jamais.
9 mois à ne plus voir ses pieds, à imaginer ceux du bébé.
9 mois, et autant de nouvelles amitiés : vergetures, varices et autres délices.
9 mois à avoir le trac, celui du premier rendez-vous, dans une maternité.
9 mois de colocation avec un petit être qui dort en vous, mange en vous, fait des rêves et a le hoquet.
9 mois à compter les mois, les jours, les heures, à calculer les dates, le début, la fin…Mais la fin, c’est loin.
9 mois à avoir envie de cassoulet et de raviolis quand les fraises restent dans leurs cagettes et leurs clichés.
9 mois à parler à son bidon, à lui faire des câlins, à lui chanter du Madonna en étant toute essouflée.
Et un jour, les 9 mois sont passés. On fait ses sacs et on monte dans la voiture, péniblement. On va accoucher, et on le répète plusieurs fois, à haute voix, car tout ça, c’est pour de vrai.
Et toi, fils, qu’as-tu pensé de moi pendant ces 9 mois ?
JANE
jdelajungle@yahoo.fr
6 mai 2011 à 00:26
Que de souvenirs…. et je resigne demain sans hésiter !